programmation culturelle

Les Nocturnes 2026

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Une soirée jeux au musée

Les Nocturnes des Musées bruxellois reviennent pour leur 26e édition ! Du 12 mars au 23 avril, chaque jeudi soir, des musées ouvrent leurs portes en soirée, de 18h à 22h.  

À cette occasion, La Fonderie vous invite à une soirée spéciale jeux, organisée en collaboration avec Présence et Action Culturelles, pour explorer autrement des enjeux sociaux en écho aux expositions Beldavia et Made in Brussels, également ouvertes durant la soirée.  

Le jeu de la ficelle

Explorez le fonctionnement de l’industrie contemporaine à partir d’un objet du quotidien : votre téléphone portable. Le jeu questionne les liens particuliers de cet objet avec les filières d’extraction et d’exportation des minerais qui rendent possible sa fabrication depuis le Congo, ancienne colonie belge. Il vous permettra de comprendre les chaînes de production et de réfléchir à leurs impacts sociaux et écologiques.

  • À partir de 14 ans, ou accompagné·e par un·e adulte
  • 2 séances : 18h / 20h
  • Durée : 1h30
  • Capacité : 21 personnes
  • Tarif plein : 11€ / tarif réduit : 7€
  • Tickets : ici

Deux jours, une nuit – jeu pour adultes

Participez à un jeu de rôles immersif inspiré du film des frères Dardenne et d’un dilemme moral. Une employée menacée de perdre son emploi doit convaincre ses collègues pour conserver son poste.

  • 2 séances : 18h / 20h
  • Durée : 1h30
  • Capacité : 13 personnes
  • Tarif plein : 11€ / tarif réduit : 7€
  • Tickets : ici 

Exposition Beldavia, votre nouvelle terre d’accueil 

Cette exposition interactive vous transporte en 2029 dans le pays imaginaire de Beldavia, où vous incarnez des migrant·es ayant fui la Belgique. Muni·es d’une identité fictive, vous devez affronter un parcours semé d’embûches administratives et de situations absurdes, reflétant les obstacles rencontrés par les migrant·es en Belgique.

Et avant d’embarquer à destination de Beldavia, nous vous proposons de participer à un petit jeu inédit. En quelques minutes vous devrez remplir vos valises avec les objets que vous jugez les plus importants pour votre nouveau départ…

  • À partir de 11 ans ou accompagné·e d’un·e adulte
  • Tarif plein : 8€ / tarif réduit : 5€
  • Ticket : ici 

Exposition Made in Brussels 

La Révolution industrielle a profondément modifié l’économie, la politique et les rapports sociaux de notre pays jusqu’à aujourd’hui. L’exposition Made in Brussels vous montre comment Bruxelles s’est développée autour de ses industries. Ensuite, l‘exposition vous présente quatre secteurs industriels essentiels de la ville et de son histoire : le métal, le bois, le textile et le secteur alimentaire.

  • Tarif plein : 8€ / tarif réduit : 5€
  • Ticket : ici 

Découvrez ici toute la programmation des nocturnes 2026.

 

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"On Va" - théâtre participatif

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En avril, La Fonderie a le plaisir d’accueillir la pièce de théâtre participative On Va pour une représentation scolaire. On va a été créée par Sequenza Cie, une compagnie de théâtre jeune public, fondée en 2002.

Dans un contexte marqué par les débats autour de la migration, “On Va” interroge notre rapport aux frontières, au territoire et à l’engagement.

La migration
Comment pouvons-nous contrer les réticences d’accueil et la mise sur pieds de forteresses infranchissables ? Face aux changements climatiques et aux conflits, comment pouvons-nous favoriser les mouvements migratoires qu’ils génèrent ? On Va souhaite colporter notre histoire commune – peuple migrateur, peuple en mouvement, depuis l’origine – et inviter les spectateur·ices à envisager et se sentir concerné par ces flux de déplacement.

L’espace commun
Qu’est-ce qu’un espace commun — en réalité, dans notre imaginaire ? Un pays est-il pensé comme un espace commun ou privé ? Pour quelles raisons des territoires se forment-ils, se déforment-ils — ou sont-ils déformés ? Comment parler aujourd’hui de l’occupation d’un lieu en échappant aux préconçus liés à la notion de territoire — notamment ceux d’unité de culture, de langue, d’identité nationale et politique ? Pourrait-on imaginer repenser le partage des espaces ? De quelles façons refaçonner les délimitations, les frontières que nous sommes enclins à tracer tout autour de nous ? Qu’avons-nous en partage, à partager ? À travers une mise en perspective de l’
espace du théâtre, On Va questionne : comment faire exister un espace commun ? Comment penser la notion d’un territoire ?

L’engagement

Imagine toi au bord d’une frontière.
Une sérieuse au bord de la forteresse Europe – genre Espagne, Grèce, Hongrie.
Disons, t’es sur la plage.
Une embarcation avec des personnes en situation de migration accoste là, devant toi.
Qu’est-ce que tu fais ? Qu’est-ce que tu dis ?…

On Va est interpellation. Le public est invité à participer et prendre part à une expérience en direct des questions soulevées. Conçu sous une forme mouvante alternant prévu et imprévu, l’audience est complice de l’action théâtrale et impliquée, engagée dans le témoignage, la réflexion mise en scène. On Va met en rapport direct avec la notion d’agir.

 

Informations pratiques 

  • Le lundi 13 avril de 13h30 à 15h à La Fonderie
  • La représentation dure 1h et sera suivie d’une discussion en bord de scène animée par La Croix-Rouge
  • 6 € par élève et gratuit pour les accompagnant·es
  • À partir de 11 ans
  • Dossier pédagogique téléchargeable ici
  • Réservations : reservation@lafonderie.be ou 02 410 99 50

 

 

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Rencontre-débat avec le Syndicat des Immenses

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Dans le cadre de l’exposition Beldavia, La Fonderie et Quizas proposent un espace de réflexion sur la justice sociale, l’accès au logement et les mécanismes d’exclusion qui touchent les personnes ayant vécu l’exil. C’est dans le prolongement de ces questionnements qu’est née la collaboration avec L’Immense Festival initié par le Syndicat des Immenses.

L’Immense Festival inscrit son action dans la lutte contre la précarité et le sans-chez-soirisme. À travers la culture, le festival rappelle au public bruxellois que le sans-chez-soirisme est avant tout un problème de logement. Il ne s’agit pas d’une fatalité, mais bien d’un choix de société, alors qu’une solution — au profit d’un modèle plus juste socialement mais aussi financièrement rentable — existe.

Le mot IMMENSE est d’ailleurs l’acronyme de Individu dans une Merde Matérielle Énorme mais Non Sans Exigences. Cette appellation militante vise à nommer les personnes sans chez-soi en réaffirmant leur dignité, leurs droits et leur capacité d’exigence.

Notre collaboration souligne que les mécanismes d’exclusion et les inégalités face à l’accès au logement — qu’ils soient liés au statut administratif ou à la précarité économique — participent d’un même système, et qu’ils appellent des réponses structurelles et solidaires.

Mardi 24 mars à 16h, nous invitons les personnes ayant déjà expérimenté Beldavia à prendre part à un moment de rencontre et d’échange avec les membres du Syndicat des Immenses. Cette discussion permettra de revenir sur les thématiques de l’exposition et sur les questionnements qu’elle suscite.

Les échanges seront modérés par Laurent Dursel, membre du Syndicat des Immenses.

Inscriptions : reservation@lafonderie.be ou au 02 410 99 50

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« Locataires de tous les pays, unissez-vous ! »

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Loyers qui flambent, pénurie de logements sociaux, bâtiments vides et personnes se retrouvant sans toit, expulsions en pagaille, gentrification… que se passe-t-il dans nos villes ? Lors de cet atelier d’éducation populaire, nous allons répondre ensemble à ces questions sur base de nos vécus et de nos savoirs.

Locataires de tous les pays, unissez-vous ! est une conférence gesticulée participative animée par Sarah De Laet (géographe, gesticulante et militante pour le droit au logement) et des membres du syndicat des Immenses.

La conférence est programmée à La Fonderie dans le cadre de L’Immense festival. À travers la culture, L’immense festival souhaite rappeler au grand public bruxellois que le sans-chez-soirisme est d’abord un problème de logement, n’est pas une fatalité mais bien un choix de société, et qu’un autre choix est possible, plus juste socialement et aussi, cerise sur le gâteau, financièrement rentable.

En fin de conférence, nous vous invitons à se retrouver autour d’un verre chez ZOT – la cantine de La Fonderie.

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Re-thinking poverty - conférence

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Le logement, un bien pas comme les autres

Avec pédagogie et précision, Erdem Resne, travailleur social chez Convivence, va déplier les tenants et aboutissants d’une réalité déjà épinglée par Adam Smith, le « fondateur » du libéralisme, à savoir que le logement,à plus d’un égard, n’est pas un bien économique comme les autres. La non prise en compte de toutes les dimensions de cette spécificité rend difficile pour beaucoup, et impossible pour certains, l’accès à un logement digne, décent et abordable. Le « marché immobilier » est le champ de multiples et complexes batailles, à commencer par la coexistence difficile entre le droit au logement et le droit à la propriété privée, et l'(ir)régulation de ce marché est un enjeu de société.

La présentation de Erdem Resne sera suivie d’un échange avec l’assistance.

Sandwich offert à qui annonce sa présence (et le genre de sandwich souhaité) à laurent.dursel@doucheflux.be.

L’événement s’inscrit dans le cadre des Re-thinking Poverty, copilotés par l’ARC et DoucheFLUX et L’Immense Festival.

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Sandwich-club du mardi

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Loyers : la régulation est-elle LA solution ?

Le Ciep Bruxelles, Le Collectif Solidarité Contre l’Exclusion (CSCE), Lire et Écrire Bruxelles-CRéDAF, La Fonderie et la Cantine ZOT vous invitent à leur douzième rencontre-débats : le Sandwich-Club du mardi. Elle s’inscrit dans le programme de L’IMMENSE FESTIVAL.

Les loyers des logements bruxellois ont subi une forte augmentation depuis le début des années 2000. Des voix associatives, militantes et citoyennes s’élèvent, tant et si bien que la question des logements abordables s’est invitée au programme des dernières élections régionales. Mais que faire ? Construire du neuf ? Réguler fortement ? Réguler mais pas trop ?

Compromis à la belge, l’année 2025 aura vu une nouvelle commission sortir de terre : la commission paritaire locative (CPL), chargée de remettre un avis non contraignant sur des loyers possiblement abusifs. Vous n’avez pas compris ? Ce n’est pas vous.

Nous nous proposons d’aborder ces questions de régulation avec des acteurs et actrices de terrain qui plaident tous·tes deux pour une régulation des loyers mais depuis des perspectives différentes : celle d’un rassemblement associatif (le RBDH) et celle de militant·es.

Nous ferons le point sur toutes ces questions avec trois intervenant·es :

Alexia Falisse, chargée de mobilisation au Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat, une association qui regroupe plus de cinquante associations de terrain œuvrant sur les questions de logement à Bruxelles. Alexia a corédigé un argumentaire fouillé pour une régulation des loyers.

Pauline et Jonathan, deux membres de Wuune, un syndicat d’habitant·es indépendant inscrivant son action dans le Community Organizing, et qui porte une campagne pour la régulation des loyers. Wuune a récemment fait la une des journaux à la suite de la publication d’un rapport de terrain sur la Commission Paritaire Locative.

Les rendez-vous-débats ont lieu les troisièmes mardis du mois. Un petit bar y est ouvert et il est possible de réserver un sandwich > ici.

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Journée portes ouvertes travailleur·euses du socio-culturel

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Beldavia est une exposition interactive et immersive qui sensibilise les visiteur·euses aux réalités migratoires, aux enjeux d’intégration et au droit au logement.

Le projet est né de la collaboration entre l’ASBL Quizas et l’ASBL La Rue, à partir d’ateliers menés avec des adultes en alphabétisation. De cette démarche participative, un groupe d’apprenant·es issu·es de l’immigration a imaginé un pays fictif — le Royaume de Beldavia — à travers le dessin et l’improvisation, tout en partageant leurs propre vécu en Belgique. Les parcours proposés aux visiteur·euses s’inspirent directement de ces récits, qui constituent le socle de l’exposition.  

La rencontre du mercredi 11 mars sera ainsi l’occasion pour les travailleur·euses d’expérimenter le parcours et d’échanger avec les équipes de La Fonderie et de l’ASBL Quizas autour des thématiques abordées, des pistes d’exploitations avec leurs publics et du contexte de création de Beldavia.  

Pour plus de détails le contenu de l’exposition, le dossier pédagogique est disponible ici.

Pour participer, il suffit de s’inscrire par mail à reservation@lafonderie.be ou par téléphone au 02 410 99 50, en précisant le nom de votre structure. 

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Journée portes ouvertes enseignant·es

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Beldavia est une exposition interactive et immersive qui sensibilise les élèves aux réalités migratoires, aux enjeux d’intégration et au droit au logement. Le projet est né de la collaboration entre l’ASBL Quizas et l’ASBL La Rue, à partir d’ateliers menés avec des adultes en alphabétisation. De cette démarche participative, un groupe d’apprenant·es issu·es de l’immigration a imaginé un pays fictif — le Royaume de Beldavia — à travers le dessin et l’improvisation, tout en partageant leurs propres expériences. 

L’exposition s’adresse particulièrement aux classes de la 1re à la 6e secondaire et mobilise de nombreuses disciplines : sciences sociales, histoire, géographie, philosophie et citoyenneté.  

Beldavia est un espace de réflexion sur la justice sociale, l’accès aux droits et les mécanismes d’exclusion des personnes ayant vécu l’exil. C’est pourquoi elle est aussi pertinente pour les futurs travailleur·euses sociaux.

La rencontre du mercredi 04 mars sera ainsi l’occasion pour les enseignant·es d’expérimenter le parcours et d’échanger avec les équipes de La Fonderie et de l’ASBL Quizas autour des thématiques abordées, des pistes pédagogiques et du contexte de création de Beldavia.  

Pour plus de détails le contenu de l’exposition, le dossier pédagogique destiné aux enseignant·es est disponible ici.

Pour participer, il suffit de s’inscrire par mail à reservation@lafonderie.be ou par téléphone au 02 410 99 50, en précisant le nom de votre établissement. 

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SERIOUS GAME

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Nous avons besoin de quelques volontaires pour tester un serious game… 

Dans l’entreprise Belprat, une petite équipe d’ouvrier·es fabrique des entonnoirs en métal. La situation financière de l’entreprise a poussé Frédéric Morquin, le manager de l’entreprise, à mettre les membres de l’équipe devant un choix difficile.

Ce vendredi, ils ont dû voter. Soit ils votaient pour maintenir leur prime annuelle de 3000€, soit ils votaient pour maintenir à son poste leur collègue Esmeralda, qui doit rentrer d’un long congé de maladie lundi matin.   

Cette introduction vous dit quelque chose ? C’est normal… Notre serious game s’inspire totalement du film de Jean-Pierre et Luc Dardenne Deux jours, une nuit. Vous y tirerez au sort le rôle d’un ou une travailleuse de l’entreprise qui, après le weekend, votera à nouveau et décidera du sort d’Esmeralda. Il s’agit donc d’un jeu de rôles dans lequel vous n’aurez pas toujours la liberté de vos décisions…  

Si, à La Fonderie, nous avons l’habitude de traiter les questions liées au monde du travail, nous ne sommes pas des concepteurs de jeux. C’est pourquoi nous faisons appel à vous pour nous aider à peaufiner ce projet.  

Le dimanche 15 février, nous organisons un test grandeur nature du jeu pour recueillir vos remarques, impressions, suggestions pour éventuellement l’améliorer, le corriger… 

Si vous voulez vous inscrire ou que vous avez des questions, n’hésitez pas à nous contacter au 02 413 11 83 – ep@lafonderie.be

Le jeu sera animé par Anne Brunelle et David Salque.

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Vernissage : BELDAVIA. Votre nouvelle terre d'accueil

programmation culturelle16 octobre
La Fonderie et Quizas ASBL sont heureux de vous inviter au vernissage de l’exposition BELDAVIA. Votre nouvelle terre d’accueil le jeudi 16 octobre 2025 de 18h à 21h.
Cette expo-action interactive fait vivre aux visiteur·euses les obstacles rencontrés par les migrant·es dans leur quête d’un logement décent et abordable. Les différents scénarios de BELDAVIA ont d’ailleurs été co-construits avec les apprenant·es en alphabétisation de l’asbl La Rue à partir de leur propre parcours.
Dictature, chomâge ou regroupement familial … Peu importe la raison, vous devez quitter la Belgique !
À votre arrivée vous voilà projeté·e en 2029. La Belgique connaît la plus grave crise économique, politique et sociale de son histoire. Vous décidez donc de quitter la Belgique ! Heureusement, un pays vous accueille à bras ouverts : la Beldavia, une contrée imaginaire, décalée et ubuesque dont vous ne connaissez ni la langue, ni la culture, ni les lois.
Votre objectif sera d’obtenir un travail et ce à quoi tout être humain devrait avoir droit : un logement décent. Vous traverserez un parcours semé d’embûches et vous retrouverez confronté·es à des situations déroutantes, parfois absurdes, pourtant proches de la réalité institutionnelle belge.
BELDAVIA. Votre nouvelle terre d’accueil est une expérience à la fois ludique et engagée, que nous vous invitons à découvrir à La Fonderie le jeudi 16 octobre autour d’un verre, à l’occasion d’un vernissage aux couleurs de la Beldavia. N’hésitez pas à nous informer de votre présence par mail. Nous nous réjouissons de vous accueillir.
L’exposition BELDAVIA est une production de Quizas asbl en collaboration avec l’asbl La Rue et l’asbl Lire et Écrire Bruxelles. Avec le soutien de : Article 27, les Jeunes FGTB, La Loterie Nationale, la Fédération Wallonie Bruxelles et la Région de Bruxelles Capitale.
> En savoir plus sur l’exposition 

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Le Sandwich-club du mardi extramuros #2

programmation culturelle26 août
Gentrification en action ?
La gentrification aurait-elle traversé le canal ? C’est une question que beaucoup se posent, alors que la candidature officielle de Molenbeek pour devenir “capitale européenne de la culture en 2030” est sur le point d’être déposée.
Durant cette balade, nous reviendrons sur la notion de gentrification en l’ancrant dans nos observations de terrain. Nous essaierons de mieux comprendre de quoi il s’agit, comment ces processus se déploient, quels discours sont portés par différents acteurs sur les transformations à l’œuvre et, finalement, quelles marges de manœuvre reste-il ?
Après six rencontres-débats inter muros, le Collectif Solidarité Contre l’Exclusion, Lire et Écrire Bruxelles et La Fonderie vous invitent à poursuivre ces échanges autour des questions d’actualités lors d’un parcours guidé dans un quartier emblématique de Molenbeek. La visite s’achèvera à La Fonderie, Musée bruxellois des industries et du travail, dont l’accès à l’exposition “Made in Brussels” vous sera offert.
Avec Sarah De Laet – Lire & Ecrire Bruxelles

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Le Sandwich-club du mardi extramuros

programmation culturelle15 juillet
Molenbeek comme vous ne l’avez jamais vu !   

Après six rencontres-débats inter muros, le Collectif Solidarité Contre l’Exclusion, La Fonderie et Lire et Écrire Bruxelles vous invitent à poursuivre ces échanges autour des questions d’actualités lors d’un parcours guidé dans un quartier emblématique de Molenbeek.  

Le Vieux Molenbeek, quartier situé en bordure du canal, est communément appelé « le Petit Manchester ». En effet, il témoigne d’une époque où Bruxelles était la deuxième ville la plus industrialisée au monde, après Manchester en Angleterre. Ses usines, ateliers et fabriques ont profondément façonné l’univers urbain et social de ce territoire. Peu de quartiers ont connu une histoire sociale aussi intense, dont les effets se font encore sentir aujourd’hui. 

Ce parcours guidé vous invite à explorer les places et les rues du Petit Manchester belge à travers son histoire, et à discuter des enjeux et opportunités contemporains qui y sont liés. Le parcours s’achèvera au Musée bruxellois des industries et du travail, dont l’accès à l’exposition vous sera offert. 

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Festival de la Fête de l’Éléphant 2025

programmation culturelle18 juin - 22 juin 2025

À La Fonderie, nous nous réjouissons particulièrement de voir ce festival de quartier, encore une fois, s’installer avec fougue, audace et générosité dans le Parc de La Fonderie et se faufiler jusqu’à notre site.

Pour cette troisième édition, nos voisins — Les Voisins van het Park — ont, comme à leur habitude, concocté un programme ample, convivial et varié : exposition d’art en plein air, ateliers pour petits et grands, performances, danses, concerts, cinéma, repas communautaires… et bien d’autres surprises pour petits et grands. Tout le monde y trouvera ses coups de cœur ! 

Pendant toute la durée du festival, les portails reliant le parc, notre site et celui de l’Auberge de Jeunesse Génération Europe seront exceptionnellement ouverts. Une façon d’associer la fête et la rencontre des voisins à la découverte, par des voies nouvelles, de ce lieu secret, insolite et essentiel qu’est le Parc de La Fonderie. 

Pour assister à la soirée d’ouverture du festival le soir du 18 juin, franchissez les grilles et prenez le petit chemin dérobé entre le Parc de La Fonderie et notre site. 

Au programme : 

19:00-20:00
Performance : retransmission en direct du conseil communal de Molenbeek avec commentaires live
en collaboration avec le Conseil Citoyen de Molenbeek 

20:00-20:45
Court métrage (preview) : DEMO de KRIS VERDONCK
en collaboration avec  Two Dogs Company & le Musée de la Fonderie 

21:00-22:00
Concert : SOFI NAUFAL
organisé par ZOT, la cantine de La Fonderie

À partir de 18h00 et en continu : Bar + Cuisine par ZOT, la cantine de La Fonderie 

DEMO (2025, 20 min.) est la toute dernière œuvre vidéo de Kris Verdonck. Le film explore les environs de la zone du canal à Bruxelles — autrefois un axe de transport essentiel vers et depuis le cœur industriel de la ville. Bien que l’héritage industriel et les conséquences démographiques de plusieurs vagues migratoires soient encore très présents dans cette zone, d’autres forces y sont également à l’œuvre aujourd’hui. Les interventions infrastructurelles de grande envergure et la gentrification transforment peu à peu le paysage et le tissu social. Une mascotte nous guide à travers ce morceau de Bruxelles en pleine transformation, suggérant que la ville n’existe pas seulement comme réalité physique, mais aussi comme une scène où les forces et rapports de pouvoir réels trouvent un contrepoids dans notre imagination et nos projections collectives — tout aussi essentielles au renouvellement urbain.

Kris Verdonck participe également à l’exposition à travers des installations qui font dialoguer le Parc de La Fonderie et notre site.

Trois autres artistes participant au festival ont également choisi de mettre en connexion le Parc de La Fonderie et notre site en retissant et en réinterprétant les liens et les articulations entre eux. Robin Brettar, Matilda Cobanli et Judith Geerts ont créé Documents Lapidaires, une installation en pierres bleues issues de la collection de La Fonderie et transportées dans le Parc.

L’installation est née d’une curiosité pour le caractère ambigu d’un tas de pierres dans le jardin du Musée de La Fonderie. Cette collection fragmentée de pierres provient de la maison de l’architecte Art Nouveau Ernest Blérot ainsi que de l’usine Cail et Halot, qui occupait le site actuel du parc de 1838 jusqu’au début du 20e siècle. Les artistes Robin Brettar, Matilda Cobanli et Judith Geerts ont déplacé ces pierres dans le Parc pour en faire le matériau d’une installation artistique. Par ce déplacement, les artistes réfléchissent aux implications matérielles du processus de reconversion et au statut changeant des objets. Cette question s’inscrit également dans la période où les anciens bâtiments industriels du Parc étaient connus sous le nom de « Musée Inconnu », un lieu de conservation d’éléments décoratifs et architecturaux issus de bâtiments bruxellois*. Ces « documents lapidaires », sauvés lors des démolitions et destinés à la rénovation ou à la réutilisation, racontent une petite histoire de Bruxelles. Documents Lapidaires fonctionne comme une présence historique et matérielle, constituée de pierres témoignant des transformations urbaines ainsi que des évolutions des valeurs économiques et culturelles.

La réalisation de Documents Lapidaires place la collectivité au cœur du projet. Robin Brettar, Matilda Cobanli et Judith Geerts ne travaillent pas seulement comme artistes individuels, mais questionnent aussi, par leur pratique collective, d’autres modèles de l’artisanat artistique. Le déplacement collectif et physique des pierres constitue un élément essentiel de l’œuvre. Des techniques manuelles et historiques sont ainsi mises en œuvre, confrontées à des conceptions contemporaines du travail, de l’autorité et de la sécurité.

* Un Musée Inconnu, Documents lapidaires. Article publié dans L’indépendance Belge, 1936

Pour consulter le reste du programme foisonnant de la Fête de l’ Éléphant, c’est ici !

 

 

 

 

 

programmation culturelle

Le Sandwich-club du mardi #6

programmation culturelle
Sixième épisode, mardi 17 juin

Le mardi 17 juin prochain, venez vous informer et débattre autour du thème : « LES MURS ANTI-MIGRANTS DE L’ARIZONA », avec Sotieta Ngo (CIRÉ) et Antoine Roblain (ULB)

Le gouvernement Arizona dit vouloir s’orienter vers une politique migratoire plus contrôlée et plus humaine, mais surtout, vouloir lutter plus vigoureusement contre le phénomène de la migration illégale et imposer aux nouveaux·elles arrivant·es davantage d’efforts contraignants. 

Si le gouvernement précédent avait déjà adopté une série de mesures portant atteinte aux droits fondamentaux des personnes étrangères (loi pour une politique proactive de retour, loi Frontex…), l’Arizona marque clairement un virage répressif, axé sur la politique de retour, extrêmement stigmatisant. 

Dans cet accord, le séjour et la sécurité des personnes étrangères sont fortement impactés, précarisés et leurs droits les plus fondamentaux sont limités, voire supprimés. C’est ainsi que l’asbl CIRÉ introduit le document dans lequel elle décrypte le volet “asile et migration” de l’accord du gouvernement Arizona.

Face à de telle dérives, que peut faire le·la citoyen·ne et quelles sont les limites d’une aide humanitaire venant de particuliers quand celle-ci vient pallier les insuffisances ou manquements (délibérés) des autorités du pays ? 

Nous échangerons sur ces enjeux avec :

  • Sotieta Ngo, juriste de formation, directrice de l’asbl CIRÉ, un organisme qui œuvre depuis 70 ans pour les droits des personnes exilées, avec ou sans titre de séjour.

Les rendez-vous-débats ont lieu tous les troisièmes mardis du mois chez Zot, la cantine associative de La Fonderie. Un petit bar y est ouvert et il est possible de réserver un sandwich. Chaque séance fait, par ailleurs, l’objet d’un podcast particulier sur Radio Campus, dans l’émission Micro Ouvert

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Conférence/Performance "The Glowing Part of Yourself"

programmation culturelle10 juin
"The Glowing Part of Yourself" est un projet de film de Diego Thielemans, en partenariat avec l'Atelier Graphoui et La Fonderie. C'est un récit sur la ville, l'eau, les végétaux et les images d'archives, avec une bande son de Valérie Leclercq. La sortie du film est prévue en 2027, mais le mardi 10 juin 2025, Savinien Peeters, Valérie Leclercq et Diego Thielemans présenteront le projet sous la forme d'une conférence/performance. Une soirée comme une halte dans le processus créatif pour partager les documents découverts, projeter les premières images, raconter les prochaines étapes, échanger.  

Bruxelles est un marais. Au 13e siècle, c’était un hameau perdu dans le fond humide de la vallée de la Senne. Entretemps, les rivières ont été canalisées puis voûtées, les plaines inondables asséchées pour la culture et puis pour l’habitat, la ville de béton a fini par occuper tout l’espace. Pourtant, le marais est toujours là. La preuve ? Les caves et les chantiers régulièrement inondés. Et la végétation, très spécifique aux zones humides des climats tempérés, qui se développe dès qu’on lui en laisse le temps, dans les zones oubliées, en friche. Le Marais Wiels en est le lieu d’une démonstration vibrante et un modèle pour réfléchir aux relations entre l’eau et la ville. 

Ancien chantier inondé puis abandonné pendant des années, ce lieu accueille maintenant une biodiversité animale et végétale remarquable à l’échelle régionale. Il accueille aussi des habitants humains qui y ont fabriqué des cabanes de fortune, ainsi que des graffeur·euses, des dealers, des potagers collectifs, des abeilles, des ruches et leurs humains, des dépôts d’ordures clandestins, des familles en promenade, des naturalistes, des militant·es. Toutes des entités et des pratiques qui ne trouvent pas ou peu de place légitime dans le tissu urbain viennent là s’épancher. Ceci renvoie à un troisième attribut des marécages – après l’omniprésence de l’eau et d’un écosystème adapté – un lieu où le contrôle social se relâche, se dissout, s’enlise. 

Dans tout Bruxelles, la force de la ville et la force de l’eau se confrontent et se conjuguent en de multiples configurations. La zone humide contaminée par la ville devient parc d’agrément avec ses étangs décoratifs, qui n’en révèlent pas moins le tracé des anciennes rivières aujourd’hui invisibles. La ville, colonisée par la végétation, laisse passer l’eau dans les anfractuosités du béton. L’expérience urbaine elle-même contredit les définitions rigides, avec ses multiples échanges et fluidités. 

Dans leur ouvrage Rendre l’eau à la terre, paru en 2024, Suzanne Husky et Baptiste Morizot opposent à la vision « fluxiste » de l’eau une vision inspirée par les castors. D’un côté l’eau est canalisée, entubée, séparée de son environnement, de l’autre l’eau est ralentie, épanchée et toujours redistribuée à l’ensemble du paysage pour le bénéfice de tous. Ce serait aussi deux manières de se rapporter aux vivants et, avec plus d’audace, de faire société. Bruxelles est un marais devient ainsi un point de départ spéculatif pour penser la ville comme un écosystème boueux et foisonnant et pour faire émerger des possibles politiques. 

Le centre de documentation de La Fonderie conserve un très grand nombre d’images qui ont trait aux relations multiples qu’entretiennent l’eau et la ville. L’histoire de Bruxelles s’y déploie à travers des images de la Senne, des canaux de Willebroeck et de Charleroi, de ses étangs, de son réseau de distribution des eaux, pour ne citer que quelques exemples. La fourchette historique est large avec une prédominance d’images qui datent du 19e au 20e siècle. Il s’agit de gravures de presse, de dessins techniques, de caricatures, de photographies documentaires. Avec l’aide des archivistes du centre de documentation, Savinien Peeters, Marie-Jo Hernandez et Lætitia Makamisile Lokasa, près de 1000 images ont déjà été sélectionnées, mettant en présence l’eau et ses usagers humains et non-humains, de manière parfois évidente, parfois seulement indicielle.. La complexité foisonnante qui émerge de cet ensemble nous plonge dans le marécage bruxellois et nous donne le matériau d’une histoire à venir. 

En partant du Marais Wiels comme modèle à penser une autre manière de faire ville et en se basant sur les images d’archives et sur l’histoire de la construction de Bruxelles, le film The Glowing Part of Yourself se donne pour ambition de raconter une histoire liquide de la ville, d’en explorer les eaux troubles et de la penser en écosystème boueux qui rassemble la plus grande variété possible d’espèces vivantes, humaines et non-humaines. 

 

Biblio-filmographie 

 

  • Baptiste MORIZOT et Suzanne HUSKY, Rendre l’eau à la terre. Alliances dans les rivières face au chaos climatique, Actes Sud, Paris, 2024, 352 p. 
  • Benjamin HENNOT, La Bataille de l’Eau Noire, Belgique, 2015, 73’ 
  • Chloé DELIGNE, Bruxelles et sa rivière. Genèse d’un territoire urbain (12e – 18e siècle), Brepols, Turnhout, 2003, 260 p. 
  • Isao TAKAHATA, L’Histoire des canaux de Yanagawa, Japon, 1987, 167’ 
  • Michael TAUSSIG, PALMA AFRICANA, B42, Montreuil, 2021, 180 p. 
  • Rose LOWDER, Bouquets 31-40, France-Italie, 2014-22, 16mm, 10’34” 
  • Stan BRAKHAGE, Mothlight, États-Unis, 1963, 4’ 

 

 

 

programmation culturelle

Le Sandwich-club du mardi #5

programmation culturelle20 mai
Cinquième épisode, ce mardi 20 mai

LIVREURS CYCLISTES : EXPLOITATION SANS LIMITE ? 
Nous les voyons évoluer dans nos villes depuis une dizaine d’années avec leur sac à dos portant le logo des entreprises multinationales de livraison. Depuis leur apparition, ils font régulièrement la une des journaux, en raison de leurs conditions de travail extrêmement précaires, de leurs grèves, ou encore des procès intentés contre les multinationales qui les emploient.

Ces entreprises, dites de plateformes – car l’organisation du travail y passe essentiellement par des plateformes en ligne – prônent et appliquent un modèle de travail totalement dérégulé, jusqu’à nier être les employeurs des travailleur·euses réalisant les tâches qu’elles distribuent. Malgré des positionnements clairs de diverses instances administratives et surtout des procès gagnés en justice (affirmant qu’un statut de salarié doit être appliqué à ces travailleurs), jusqu’à aujourd’hui rien ne change : leur exploitation semble s’étendre sans limite, y compris judiciaire !

Qu’est-ce qui se cache derrière cette activité ? Sous quels « statuts » travaillent actuellement les livreurs ? Quels sont les risques que les modèles appliqués par ces entreprises font peser sur l’entièreté du monde du travail en Belgique ? Quelles sont les attitudes des autorités politiques face à ces activités en partie illégales ?  

Nous ferons le point sur ces questions avec :

  • Emma Raucent, chargée de recherche au CPCP – Centre permanent pour la citoyenneté et la participation – nous exposera l’organisation de ces entreprises de plateforme ainsi que les initiatives belges et européennes visant à tenter de cadrer les secteurs de travail concernés.
  • Martin Willems, syndicaliste à la CSC et auteur de l’ouvrage Le piège Deliveroo. Consommer les travailleurs. Compagnon de route des livreurs depuis des années, il nous décrira la situation sur le terrain belge, y compris sur le plan judiciaire.

Les rendez-vous-débats ont lieu tous les troisièmes mardis du mois chez Zot, la cantine associative de La Fonderie. Un petit bar y est ouvert et il est possible de réserver un sandwich. Chaque séance fait, par ailleurs, l’objet d’un podcast particulier sur Radio Campus, dans l’émission Micro Ouvert.

Documentation : Deliveroo, exploitation sans limite

programmation culturelle

Le travail en fête, Zot en cuisine !

programmation culturelle

Le 1er mai, c’est la Fête du Travail, c’est le renouveau, c’est le mois du muguet… et c’est un jour particulier pour nous à La Fonderie – Musée bruxellois des industries et du travail.

Il fait écho à l’histoire de l’ancienne fonderie de la Compagnie des Bronzes dont nous occupons le site et où parfois… résonnent encore les voix des ouvriers, portées par la mémoire des gestes et des machines. Il fait aussi écho aux actions de La Fonderie pour la défense de la mémoire ouvrière et pour la préservation des patrimoines industriel et social bruxellois, ainsi qu’à son engagement dans les luttes urbaines du siècle passé. Au fond, là aussi, des luttes résonnent, encore et toujours…

Et puis, c’est le jour où nous fêtons joyeusement avec vous le lancement de notre programmation, avec cette année le moment tant attendu de l’ouverture de Zot, la nouvelle cantine associative de La Fonderie.

Pour fêter dignement le démarrage de ces nouvelles aventures, la journée sera conviviale, créative, culturelle et gourmande. Dès 10h, la cantine Zot sera ouverte. En début d’après-midi, des ateliers pour les familles et autres groupes commenceront. Il y aura aussi des jeux en extérieur, un peu de cirque, de la musique et des discussions… Vous pourrez réparer ou briquer vos vélos auprès de professionnels avant de vous embarquer en petites boucles vers le patrimoine du petit Manchester. Et vous terminerez la journée avec un podcast inédit et interpellant suivi d’un concert singulier et détonnant.

AU PROGRAMME

  • 14:00 — 18:00 Ateliers et animations pour tous et toutes
    • réparation de vélo
    • jeux (des géants et des plus petits)
    • atelier de vannerie
    • atelier de technique de fonte au sable (2 coulées)
    • atelier de jam électronique
    • atelier de moulage en plâtre
    • atelier de confection de bijoux
  • 14:30 Départ d’un parcours à vélo dans le Petit Manchester belge
  • 14:00 et 15:30 Ludo et Arsène à La Fonderie – performances circassiennes
  • 14:00 — 17:00 Déstockage de livres du centre de documentation de La Fonderie
  • 19:00 Avant-première de « Difficile à avaler », enquête sonore auprès d’ouvriers des Forges de Clabecq
  • 20:30 Concert de Mek’dr’dr

10:00 — 22:00 la cantine Zot est ouverte en continu !

    programmation culturelle

    La Fête de l'Iris

    programmation culturelle
    La Fonderie se joint aux festivités 

    Ce samedi 3 mai, pour marquer le 36ᵉ anniversaire de la Région bruxelloise, la Fête de l’Iris débarque à Molenbeek-Saint-Jean !

    C’est le moment de (re)découvrir notre commune sous d’autres regards, à travers un bouquet de visites guidées gratuites organisées par la Maison des Cultures et de la Cohésion sociale de Molenbeek et différents partenaires.

    La Fonderie est ravie de proposer pour l’occasion deux parcours guidés extraits de son vaste catalogue:

    • L’histoire des logements sociaux à Molenbeek de 10h30 à 13h00 – RDV à 10h20 devant les «boules jaunes»  à la station de métro «Osseghem» / réservation indispensable
    • Molenbeek, le petit Manchester de 14h30 à 16h30 – RDV à 14h20 devant la station de métro «Comte de Flandre» (sortie «Canal») / réservation indispensable

    Et ce n’est pas tout !

    De 14h00 à 17h00, c’est à La Fonderie que se tiendra le point d’information molenbeekois de la Fête de l’Iris.

    Et comme c’est la fête, notre musée ouvrira ses portes gratuitement à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent découvrir l’histoire économique et sociale de Bruxelles en compagnie d’un guide passionné et passionnant.

    En famille ou avec des amis, prenez aussi le temps de profiter des jeux géants répartis dans les différents coins de nos jardins.

    Et pour mieux connaître notre quartier, n’hésitez pas à passer chez nos voisins du Café de La Rue (rue de la Colonne 30) ouvert exceptionnellement de 12h à 17h. Dans cet ancien estaminet des années trente conservé dans son ambiance originelle, Marie-Noëlle vous racontera avec plaisir et émotion le rôle que ce lieu a joué dans l’histoire, le développement et l’évolution du Vieux Molenbeek… et de La Fonderie.

    Et ce n’est pas encore tout !

    Dès 17h00, la musique inondera l’espace de l’ancienne halle de coulée sur notre site.

    De 17h00 à 20h00 : concert acoustique au rythme de la musique balkanique, avec Nicolas et Concert Balkan Orchestra.

    De 20h00 à ….

    Enfin, les gourmands ne seront pas oubliés… Pour assouvir vos petites soifs ou grandes faims, passez par notre nouvelle cantine associative ZOT !

    Plus d’informations et programme de la journée ici

      programmation culturelle

      Les Nocturnes à La Fonderie

      programmation culturelle17 avril - 17 avril 2025
      La Fonderie vous convie à un voyage particulier. Un voyage où, tranquillement installé·e dans les espaces du musée, vous pourrez découvrir et contempler ses collections de manière sensible et inhabituelle.

      Observation, inspiration, création, déambulation…, tels seront les leitmotivs des workshops proposés lors de cette soirée hors du temps.

      AU PROGRAMME :

      SLOW VISIT ET SKETCHING DANS LE MUSÉE  — Dessiner au musée, avec Lucille Streicher et Zoé Médard

      Et si prendre le temps de dessiner nous amenait à voir ce qui nous échappe habituellement, à nous balader dans les coins et recoins, à distinguer ce que souvent notre œil voit mais ne regarde pas ? Crayon en main, venez observer les formes, les matières, les jeux de lumières et de perspectives de notre exposition Made in Brussels. Deux artistes-animatrices vous accompagneront dans cette exploration nouvelle de l’exposition, où des détails insoupçonnés, des cohabitations insolites, des atmosphères parfois bien romanesques vous surprendront immanquablement. Que vous soyez expérimenté·e en croquis rapide, désireux·se de tenter une nouvelle expérience ou simplement curieux·se, vous êtes bienvenu·e. Venez avec votre matériel ou… les mains dans les poches. Nous avons tout prévu !

      Langue : FR
      Horaire : en continu entre 18h et 22h, sans réservation

      SLOW VISIT EN MUSIQUE  — Dériver au musée, avec Flygmaskin 

      Aérienne, douce et audacieuse, la musique de Flygmaskin nous emportera dans de nouvelles visions de l’exposition Made in Brussels. Encore une invitation singulière au voyage… 

      “On peut y lire le souffle du vent, un voyage qui prend soin de ce qui se dérobe au visible. On peut y entendre l’appel sensible de l’errance. La machine, c’est le son, précis, fluide. Le combustible ? Ce mélange singulier des claviers, les dialogues essentiels entre l’accordéoniste, le claviériste, la poésie et le silence.” 

      Un casque sans fil sur les oreilles, venez muser, musarder, flâner au musée. Venez explorer l’exposition et le site de l’ancienne fonderie d’art de La Compagnie des Bronzes pour y dériver, y dessiner peut-être… tout en restant immergé·e dans l’univers musical délicat de Flygmaskin. Voilà une expérience sensorielle qui entrelace patrimoines, sons et déambulation. Un instant suspendu, une invitation à ralentir, à respirer, à ressentir autrement, à prendre le large… Flygmaskin interprétera son projet Dérives adapté spécialement pour La Fonderie dont vous trouverez quelques extraits sur leur site ici. 

      WORKSHOP « LA PETITE FABRIQUE DU MUSÉE » 

      Livrées aux imaginaires et à la créativité des visiteur·ses, des pièces de collection du musée, sorties exceptionnellement du mystère des réserves, seront au cœur de cette expérience. Dans la peau d’un·e conservateur·rice, muséographe ou scénographe, vous découvrirez et observerez les objets avec attention. Vous les photographierez avec précision. Vous créerez des mises en scène sous forme de collages que vous placerez ensuite dans un cadre, avec inspiration. Il ne restera plus qu’à écrire le cartel ! 

      Langue : FR
      Horaire : en continu entre 18h et 22h, sans réservation

      JEU-CONCOURS : TROUVEZ L’OBJET INSOLITE 

      Cela fait 25 ans que, dans le cadre des Nocturnes, Brussels Museums suscite des moments privilégiés et surprenants pour découvrir autrement les musées bruxellois et les richesses de leurs collections. Pour fêter ce quart de siècle, les Nocturnes invitent ses publics à participer à un jeuconcours exceptionnel : « Trouvez l’objet insolite ». La Fonderie sera joyeusement de la partie en collaboration avec La Centrale for Contemporary Art, ouverte le même soir.  

      Le principe : l’équipe de La Fonderie a déniché dans ses collections foisonnantes et hétéroclites un objet, plutôt élégant, qu’elle a soigneusement prêté à celle de La Centrale qui l’a discrètement intégré à ses espaces. Et voilà la première manche de la partie jouée. À vous maintenant ! L’intrus passera-t-il inaperçu ou parviendrez-vous à le débusquer ? 

      Les règles du jeu 

      • Lors des Nocturnes de ce jeudi 17 avril, c’est à vous de dénicher l’objet de La Fonderie infiltré à La Centrale 
      • Vous pensez l’avoir trouvé ? Décrivez-le ou dessinez-le sur un carton et déposez celui-ci dans la boîte du concours prévue à La Centrale. Vous ne pouvez déposer qu’un seul carton par personne et par musée
      • Après la dernière Nocturne du 24 avril, dix gagnant·es seront tiré·es au sort à l’aveugle !
      • À gagner : un billet duo pour la Museum Night Fever 2025, une pochette unique Museum Night Fever et une affiche de l’une des cinq éditions précédentes des Nocturnes, tirée des archives 

      Un indice ?  Nos collections ont été constituées dès la création de l’ASBL La Fonderie en 1983. La désindustrialisation a déjà frappé durement Bruxelles et Guido Vanderhust comprend alors l’urgence de préserver le patrimoine industriel et ouvrier de la capitale. Pendant de longues années, au gré d’opérations de sauvetage, d’achats, de versements et de dons, La Fonderie a constitué ses collections. Amples et étonnantes, elles sont un témoignage inestimable tant de l’histoire industrielle que de l’évolution du travail et de la vie sociale et quotidienne à Bruxelles. Elles comprennent de très grandes et lourdes machines – des presses, des machines-outils ou des machines à vapeur – et des objets plus petits, comme des outils, des produits finis, des objets publicitaires ou des équipements domestiques qui chauffent, qui lavent, qui cousent ou qui découpent… Des témoignages oraux, des archives, des photos et des films viennent encore composer ces collections à la fois multiples et uniques. À ce jour, au rayon des objets, on dénombre plus de 13.000 pièces… 

      Pour en savoir plus sur le concours, c’est ici.

      INFORMATIONS PRATIQUES

      L’achat des tickets se fait sur le site des Nocturnes ou à l’accueil de notre musée le soir même.

       

       

      programmation culturelle

      Le Sandwich-Club du Mardi #4

      programmation culturelle

      Le Sandwich-Club du mardi, 4e clap !

      Pour sa quatrième rencontre, le Sandwich-Club du Mardi fait un focus sur le dispositif des titres-services. 

      A l’heure où l’Arizona entend déréguler encore davantage le marché du travail et nous faire travailler tous, plus et plus longtemps, il est utile de voir ce qu’il advient des travailleurs (en l’occurrence des travailleuses) aux prises avec un marché du travail peu régulé.

      Le marché des titres-services est une création du gouvernement fédéral, celui du gouvernement Arc-en-ciel (2001).  Objectifs initiaux du dispositif : lutter contre le travail illégal, augmenter le taux d’emploi féminin et permettre aux utilisateur·trices de concilier plus aisément vie de famille, temps de loisirs et travail domestique.

      Si ce marché s’est largement développé depuis sa création, a-t-il permis de lutter contre les inégalités de genre sur le marché du travail, les emplois occupés sont-ils de qualité?

      Qui des employeurs, des travailleuses et des ménages utilisateurs tirent le plus avantage de ce dispositif ?  Comment le marché des titres-services est-il régulé ?  Les entreprises d’insertion et/ou d’économie sociale ont presque toutes quitté ce segment du marché du travail, désormais composé, pour l’essentiel, d’entreprises commerciales mues par la volonté de dégager des profits.

      Qu’en est-il des conditions de travail des travailleuses sous contrat titres-services ? Ces emplois peuvent-ils être considérés comme étant “emplois pénibles” ?  Le salaire mensuel perçu permet-il aux travailleuses (et à leur famille) de vivre correctement de leur travail ?

      Pour en discuter concrètement avec nous, nous recevrons Nicolas Moens (UCL), auteur de l’étude « Donner du sens aux services : analyse du rapport des aide-ménagères en titres-services » 2022, UCL, ainsi que Soizic Dubot, coordinatrice socio-économique de Vie Féminine.

      La séance sera suivie par une projection du film documentaire Au bonheur des dames, réalisé par Agnès Lejeune et Gaëlle Hardy, Les films de la passerelle, 2018, 68 min.

      Ces rendez-vous ont lieu tous les troisièmes mardis du mois dans notre espace Cafétéria. Un petit bar y est ouvert et il est possible de réserver un sandwich préparé par le projet d’économie sociale Belo.

      Chaque séance fait, par ailleurs, l’objet d’un podcast particulier sur Radio Campus, dans l’émission Micro Ouvert. 

      • Première rencontre (21 janvier) : La limitation à deux ans des allocations de chômage, avec Yves Martens (CSCE) et Xavier Polfliet (travailleur social)
      • Deuxième rencontre (18 février) : 2024, on a voté, et puis après ?, avec Caroline Sägesser (CRISP) et Catherine Van Huyck (asbl Modus Vivendi)
      • Troisième rencontre (18 mars) : Mais quel est, au fond, le problème avec le logement à Bruxelles ?, avec Hugo Périlleux Sanchez (ULB) et Aurélia van Gucht (Maison de Quartier Bonnevie).

      Documentation : Titres-services : une domesticité subsidiée – Ensemble ! Pour la solidarité, contre l’exclusion n°107

      Inscription et commande de sandwich : ici

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      "Difficile à avaler" - écoute collective

      programmation culturelle 5 juin
      "Une usine qui disparaît, ça laisse des traces. Parti à la recherche d’indices sonores d’une histoire industrielle presque révolue, je suis tombé sur des souvenirs contrastés. Les récits de vie d’ouvriers des Forges de Clabecq font écho à la nostalgie d’une époque marquante et à l’histoire d’une lutte inachevée. Depuis 30 ans, "Ceux de Clabecq" attendent des réparations." - Colin Horenbeek

      Difficile à avaler est un documentaire radiophonique réalisé à Clabecq, dans le Brabant Wallon, au cours des deux dernières années. Il nous emmène au fil d’une enquête micro au poing à la découverte d’une culture ouvrière et d’une histoire locale aujourd’hui marquées par la disparition.

      Les Forges de Clabecq ont été démolies, à l’exception du laminoir d’Ittre, et le site est en passe d’être complètement réaffecté. À l’instar d’autres anciennes implantations sidérurgiques belges en cours de transformation, comme celles de Seraing ou de Charleroi, la réaffectation du site représente un choix historiographique qui impacte une mémoire collective.

      Fernand, ancien ouvrier et délégué syndical, nous ouvre les portes d’un groupe d’anciens des Forges de Clabecq qui militent pour l’obtention des salaires toujours impayés. Tout au long du documentaire, les voix des souvenirs rencontrent les paysages sonores de la disparition des Forges, mais aussi ceux de son activité reconstituée grâce à la base de données collaborative SoundsofChanges et grâce à des enregistrements réalisés à Völklingen (Allemagne) et Esch-sur-Alzette (Luxembourg).

      Loin de vouloir représenter toute l’histoire des Forges, Difficile à avaler propose de rassembler des questions, anciennes et nouvelles, à travers la découverte de témoignages personnels et d’expériences ouvrières et militantes.

      Se replonger dans cet épisode de l’histoire industrielle et sociale belge, c’est interroger aux moins deux enjeux liés à son héritage : les enseignements de décennies de lutte ouvrière et l’avenir d’immenses sites aujourd’hui désaffectés.

      L’écoute publique dure 38 minutes. Le 5 juin, elle sera suivie d’une discussion en présence d’invités.

       

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      Le Sandwich-Club du Mardi #3

      programmation culturelle
      À quelques jours de la Grande Manifestation pour le Droit au Logement du 6 avril, le Sandwich-Club du Mardi propose de se pencher sur une question simple et essentielle "Mais quel est, au fond, le problème avec le logement à Bruxelles ?"

       

      Dans la capitale, plus encore que dans les autres villes du royaume, les logements abordables sont devenus une perle rare. Ne payer qu’un tiers de ses revenus pour se loger paraît désormais relever du “privilège” et tandis que la situation s’aggrave d’année en année, rien ne semble en mesure d’entraver la tendance haussière du marché. Coincée entre un narratif catastrophiste et les pages “immo” des quotidiens, la crise du logement abordable nous semble devoir être considérée depuis la racine du problème : alors qu’ils sont une nécessité pour la survie, le logement est aussi une marchandise qui se loue et s’achète sur un marché, au plus offrant.

      Mardi 18 mars, le Collectif Solidarité Contre l’Exclusion, Lire et Écrire Bruxelles, La Fonderie et Radio-Campus vous invitent à la troisième rencontre du Sandwich-Club du Mardi. On parlera de la crise du logement à Bruxelles. Pour en discuter concrètement, nous recevrons Hugo Périlleux Sanchez (ULB), auteur d’une thèse en géographie intitulée Extraction de la rente dans le secteur de la location de logements, et Aurélia van Gucht (Maison de Quartier Bonnevie), travailleuse sociale à Molenbeek depuis 1993 et une des fondatrices du projet Alarm.

       

       

      Ces rendez-vous ont lieu tous les troisièmes mardis du mois dans notre espace Cafétéria. Un petit bar y est ouvert et il est possible de réserver un sandwich préparé par le projet d’économie sociale Belo. Chaque séance fait, par ailleurs, l’objet d’un podcast particulier sur Radio Campus, dans l’émission Micro Ouvert. Première rencontre (21 janvier) : La limitation à deux ans des allocations de chômage, avec Yves Martens (CSCE) et Xavier Polfliet (travailleur social) Deuxième rencontre (18 février) : 2024, on a voté, et puis après ?, avec Caroline Sägesser (CRISP) et Catherine Van Huyck (asbl Modus Vivendi)

      DOCUMENTATION :  Grande Manifestation pour le Droit au Logement du 6 avril 2025

      Vous pouvez (ré)écouter le débat ici.

       

       

      programmation culturelle

      Le Sandwich-Club du Mardi

      programmation culturelle
      Le Collectif Solidarité Contre l'Exclusion, La Fonderie et Lire et Écrire Bruxelles vous invitent à leur nouvelle proposition de moment et de lieu de débats : le Sandwich-Club du Mardi !
      En effet, ce mardi 21 janvier et tous les troisièmes mardis du mois (1), il vous sera proposé une actualité politique, culturelle ou sociale dont nous débattrons avec deux invités. Nous vous accueillons à partir de 12h et clôturons les échanges à 13h45.

      Les six premiers rendez-vous auront lieu à La Fonderie, rue Ransfort 27 à Molenbeek. Un petit bar y sera ouvert et il sera possible de réserver la veille un sandwich préparé par le projet d’économie sociale BELO (1080)

      𝗥𝗘𝗦𝗘𝗥𝗩𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 : https://tinyurl.com/scdm0125
      𝗖𝗔𝗟𝗘𝗡𝗗𝗥𝗜𝗘𝗥 : Mardi 21 janvier de 12h15 à 14h00
      𝗧𝗔𝗥𝗜𝗙𝗦 : Gratuit
      Le sandwich est payant, voir inscription.
      𝗟𝗜𝗘𝗨 : Rue Ransfort 27, La Fonderie, Molenbeek
      𝗜𝗡𝗙𝗢𝗦 : sandwichclubdumardi@gmail.com
      𝗣𝗨𝗕𝗟𝗜𝗖 𝗖𝗢𝗡𝗦𝗘𝗜𝗟𝗟𝗘́ : Événement adapté à tous les publics

      En janvier, il sera question du projet Arizona de limiter à deux ans les allocations du chômage (2). Nous recevrons Yves Maertens (CSCE) et Xavier Polfliet, travailleur social en CPAS et membre du GERAS (3). En février, nous reviendrons sur les résultats des élections de 2024 et leurs conséquences.
      Merci de vous inscrire via le lien https://tinyurl.com/scdm0125 et de partager généreusement la présente invitation !
      (1) 21 janvier – 18 février – 18 mars – 15 avril – 20 mai – 17 juin
      (2) Documentation disponible ici > https://tinyurl.com/SandwichClubDrive
      (3) Groupe d’Etude pour une Réforme de l’Action Sociale (GERAS)

      programmation culturelle

      Le Sandwich-Club du Mardi #2

      programmation culturelle

      Mardi 18 février, le Collectif Solidarité Contre l’Exclusion, Lire et Écrire Bruxelles, La Fonderie et Radio-Campus vous invitent à la deuxième rencontre du Sandwich-Club du Mardi. Celle-ci reviendra sur les scrutins électoraux de 2024 en compagnie de Caroline Sägesser (CRISP) et de Catherine Van Huyck (ASBL Modus Vivendi).

      Grandes tendances et basculements, mouvements sociologiques, nouveaux paysages politiques à Bruxelles et au fédéral seront au cœur du débat. Nous étions habitués, depuis une quinzaine d’années, au temps, parfois infiniment long, nécessaire à la formation d’un gouvernement fédéral… Cette fois-ci, ce délai se double de la béance du pouvoir régional, voire se triple dans le cas de deux communes bruxelloises dont les collèges sont toujours “faisant fonction” (Schaerbeek et Saint-Josse-ten-Noode). Comment se vivent ces situations et avec quelles conséquences sur les acteurs sociaux et culturels de première ligne ?

      Le rendez-vous a lieu à La Fonderie Musée bruxellois des industries et du travail. Un petit bar y sera ouvert et il est possible de réserver un sandwich préparé par le projet d’économie sociale Belo ici.

      Retrouvez la première rencontre du Sandwich-Club (21 janvier 2025) consacrée au projet de limitation à 2 ans des allocations de chômage sur Radio Campus, dès le vendredi 7 février à 16h dans l’émission Micro Ouvert.

      Le 18 mars 2025, le thème de la troisième rencontre portera sur le logement à Bruxelles.

      𝗥𝗘𝗦𝗘𝗥𝗩𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 :  ici
      DOCUMENTATION :  Carte Blanche, coécrite par Catherine Van Huyck (ASBL Modus Vivendi) et cosignée par 360 associations

      programmation culturelle

      Soirée "Délestage"

      programmation culturelle13 décembre
      Délestage : jeter du lest afin d'alléger (un navire, un ballon...). Délestage électrique : coupure volontaire et momentanée du courant électrique sur une partie du réseau quand celui-ci n’est plus en mesure de fournir assez d’électricité.

      Une soirée « Délestage », c’est une invitation à participer à un exercice pratique et poétique.

      Il s’agit d’entrer dans une fiction plausible où l’énergie raréfiée oblige les habitants des villes à inventer de nouvelles manières de faire culture ensemble sans avoir recours à l’électricité.

      « Délestage » est un moment d’écoute et de partage qui envisage une certaine idée de la beauté dans la transition à venir, en jouant avec un dénuement technologique volontaire et momentané.

      Visite, discussion, cuisine, musique… sans électricité, le tout est orchestré par une performeuse, Clara Thomine, sous forme de récit et de jeu avec le public.

      La Fonderie, dont les collections témoignent de la boulimie énergétique de notre civilisation matérielle, accueille la 5e soirée « Délestage » avec enthousiasme et curiosité. Elle jouera le jeu et se délestera pour vous accueillir à cette soirée singulière, à la fois belle et questionnante.

      Programme

      18h30 : accueil dans le musée

      19h : visite performée de l’exposition permanente Made in Brussels. Venez avec votre plus belle lampe de poche !

      20h : discussion avec un.e acteur.rice de la transition écologique bruxelloise : recyclerie In Limbo

      21h : repas – performance culinaire sans électricité concoctée par le duo Set De Table (Max Ricat & Siméon Droulers)

      22h : micro live sets acoustiques par des performeur.se.s locaux

      23h : fermeture du musée

      Une idée originale de Jeanne La Fonta en compagnie de Louis Neuville avec le soutien précieux de Clara Thomine, Mylène Lauzon, Marc Borgers et Emmanuel Prat.

      L’équipe de « Délestage » tient à remercier chaleureusement les 28 intervenant.e.s qui ont participé aux quatre sessions précédentes.

      Cette soirée bénéficie du soutien de de la Fédération-Wallonie Bruxelles.

      programmation culturelle

      Fiction radiophonique : "Lou et le mystère du cycle doux" - Écoute collective

      programmation culturelle15 décembre
      Sur le mode de la fiction radiophonique, ce podcast interroge joyeusement nos rapports à la machine à laver et, plus largement, aux objets techniques. Et des objets techniques, les collections du musée de La Fonderie en regorgent ! Objets destinés à la fabrication ou objets à usage domestique, ils disent quelque chose de l’évolution de la place prise par la technologie dans notre société depuis la révolution industrielle. Ils révèlent aussi l’utilisation de la technologie pour créer des besoins inutiles et nous faire consommer toujours plus.

      Comme une évidence, Mathilde Schoenauer Sebag a donc choisi La Fonderie pour présenter en première écoute son podcast qui aborde ces sujets avec subtilité et humour. Au creux d’un dimanche après-midi de décembre, nous nous poserons confortablement dans le musée, oreilles tendues et estomacs repus par un bon goûter, pour écouter… écouter et s’abandonner aux programmes inutiles des machines à laver.

       

      Pitch

      Lou est une jeune femme rationnelle et habituée à ce que les choses aient un sens. Alors quand elle se rend compte que la plupart des gens n’utilisent pas les programmes de leur machine à laver, elle ouvre l’enquête et entame une mission qui va la dépasser.

      Au centre d’archives, elle met la main sur le premier programme inutile jamais inventé, le cycle doux, imaginé par Lucien Grenat. Un personnage sibyllin, mi-standardiste, mi-archiviste, lui fait comprendre qu’il faut empêcher à tout prix l’invention du cycle doux car il est le premier élément d’une chaîne causale menant à la chute de l’humanité. Lou entame alors un voyage temporel pour tenter de convaincre Lucien d’abandonner son invention. Mais la fiction finit par prendre possession des personnages et les voici tous deux éjectés dans un futur gentiment foutoir où l’on assiste à une course de machines à laver.

       

      Programme

      14h : accueil dans le musée

      14h30 : écoute de 2 épisodes
      Épisode 1 : Les cartes électroniques meurent aussi
      Épisode 2 : Le cristal zéro

      15h10 : entracte
      Un temps pour déambuler dans le musée et prendre un goûter à la cafétéria

      15h40 : écoute de 2 épisodes
      Épisode 3 : Rencontre du troisième cycle
      Épisode 4 : À tambour battant

      16h30 : fin de l’écoute
      Un temps pour échanger, papoter… ou boire un verre

      17h15 : fermeture du musée

       

      Pourquoi cette fiction ? par Mathilde Schoenauer Sebag

      La fourchette n’a pas évolué depuis des siècles. Le jour où elle a enfin rempli toutes les fonctions pour lesquelles elle avait été imaginée, elle a arrêté d’évoluer. Pourquoi ceci n’a-t-il pas été le cas pour la machine à laver ? Aurait-il pu en être autrement ?

      Lou et le mystère du cycle doux est une fiction radiophonique en quatre épisodes qui part de cette interrogation somme toute innocente, mais qui mobilise malgré tout une certaine frustration de se voir imposer des innovations qui n’ont pourtant aucune utilité. Ces questions ont fini par enfler jusqu’à donner 1h40 de tergiversations sur la machine à laver.

      Dans cette utopie radiophonique, je suis donc partie de la machine à laver comme symbole de l’objet utile devenu gadget. Objet qui améliore réellement le quotidien, mais progressivement emberlificoté dans des innovations inutiles. Par inutile, j’entends “qui ne diminue pas la pénibilité du travail physique”, “qui ne correspond à aucun désir ou besoin préexistant”. Mon propos n’est pas technophobe, il vise à décaler avec humour nos rapports aux objets techniques et à poser les bases d’un débat collectif autour de la définition de nos besoins.

      Cette fiction radiophonique permet également de mettre en exergue le pouvoir de la fiction en tant qu’outil révolutionnaire et outil de soin. C’est le second propos qui est tenu ici, en filigrane. Révolutionnaire, parce que l’on peut modifier un élément du passé, infléchir la courbe temporelle, esquisser les contours d’un futur souhaitable. Et malgré l’aspect fictionnel de ces modifications, se figurer un futur fait partie des façons de le rendre plus probable (1). C’est en portant notre attention sur un futur qui doit exister, en se posant les questions collectivement, en imaginant, fantasmant, que quelque chose opère en nous. L’horizon bouché se retrouve parcouru par de tremblantes lignes de fuite, qui se mutent en lignes de désir (2). La fiction est également un outil de soin, parce que rendre visite au passé permet un certain apaisement. Les schémas simplistes s’écroulent, libérant un espace pour convertir le ressentiment, l’amertume et l’impuissance en énergie mobilisante et joyeuse.

      (1) Je recherche une forme d’efficacité symbolique comme l’entend Claude Levi Strauss, faisant référence au pouvoir des symboles et des mises en récits sur nos vies.
      (2) Je souhaite ici renverser l’actuelle tendance à inonder nos imaginaires de dystopies, quoiqu’elles aient un grand pouvoir d’alerte – c’est la voie prise par exemple par Benjamin Abitan dans La préhistoire du futur. Le parti pris ici a été au contraire de rechercher des univers réalistes comme ceux que l’on peut retrouver dans Bâtir aussi, recueil de fictions spéculatives écrites par le collectif de l’Antémonde.

      Remerciements
      Constant, Leslie, Maxime, Miguel, Anass, Michèle, François Jarrige, Razmig Keucheyan, Gil Bartholeyns, André Gorz, Quynh Delaunay, Manuel Charpy, Ivan Illitch, Anna Barseghian, Thierry Weil, Victor Focquet, Mehdi Bayad, Amélia Nanni, Chahid Bestrioui et la machine à laver de Marie dont le filtre anti-parasite a fait les frais de mon amateurisme.

      Bibliographie
      1893 L’âge de l’ersatz – William Morris
      1926 L’idéal du cassé – Alfred Sohn Rethel
      1958 Du mode d’existence des objets techniques – Gilbert Simondon
      1966 « Je suis sincère avec moi-même » et autres lieux communs : La machine est un objet neutre dont l’homme est le maître – Jacques Ellul
      1972 Test Achats – Archives – Bibliothèque royale de Belgique
      1972 Marie Claire Maison – Archives – Bibliothèque royale de Belgique
      1981 Autopsie d’une machine à laver – Yves Stourdzé / https://www.cairn.info/revue-le-debat-1981-10-page-15.htm
      1994 La machine à laver en France. Un objet technique qui parle des femmes – Quynh Delaunay
      2016 Negotiating with the future : incorporating imaginary future generations into negotiations, – Yoshio Kamijo, Asuka Komiya, Nobuhiro Mifune et Tatsuyoshi Saijo
      2019 Les besoins artificiels – Razmig Keucheyan
      2021 What do people say when they become « future people » ? Positioning Imaginary Future Generations (IFGs) in General Rules for Good Decision Making – Toshiaki Hiromitsy, Yoko Kitakaji, Keishiro Hara et Tatsuyoshi Saijo
      2021 L’étrange et folle aventure du grille-pain, de la machine à coudre et des gens qui s’en servent – Gil Bartholeyns et Manuel Charpy
      2022 Devenir futurier – Yoann Moreau / https://www.utopiana.art/en/devenir-futurier

      Références sonores
      1991 Leapday night – David Behrman
      2016 Ultimate Care II – Matmose panneau latéral
      2018 Bâtir aussi – Les ateliers de l’Antémonde
      2019 La préhistoire du futur – Benjamin Abitan, France Culture
      2021 Rouge vif – Mehdi Bayad