est disponible au :
Musée bruxellois de l’industrie et du travail, rue Ransfort 27 à 1080 Bruxelles ou par courrier.
Prix : 8 € (+ frais de port 5 €), compte bancaire n° 068-1048190-35.
Les coulisses du musée…
En septembre 2001, s’ouvrait le Musée de l’Industrie et du Travail imaginé par LA Fonderie. Depuis 18 ans, l’équipe rassemblait quantité de machines, d’outils, d’objets, de documents… témoins de l’histoire industrielle et sociale de la Région bruxelloise. Il était temps de révéler ces trésors au public.
La naissance du musée a donné l’envie de faire partager cette belle aventure. La première partie présente le site méconnu de l’ancienne Compagnie des Bronzes que La Fonderie occupe depuis 1983 et qui accueille de nombreuses machines du temps passé tel un « jardin de machines ». Le directeur de l’association et l’architecte racontent les différentes étapes de la restauration du plus ancien atelier de la Compagnie qui abrite aujourd’hui le musée. Ils développent également la philosophie suivie par les initiateurs du projet.
L’inauguration de la halle des tourneurs, première phase du musée, était également l’occasion pour La Fonderie de faire le point sur les thématiques qui lui sont chères. C’est ainsi qu’est née l’idée d’une première exposition qui se veut « Manifeste ». autour de sept machines ou objets, des modules illustrent la vie dans un atelier de tours, le port de Bruxelles, la domestication des sources d’énergie, la passementrie, la poêlerie, l’imprimerie, la vie quotidienne et la vie associative bruxelloise. Ils sont un aperçu de la richesse et la diversité des collections, mais annoncent également les expositions futures. Le scénographe se rappelle les quelques mois passés avec les collaborateurs de La Fonderie, les choix faits pour relever le fabuleux défi de réaliser l’exposition d’ouverture d’un musée.
La fonderie s’expose présente quatre des sept modules de l’exposition largement illustrés. Ils sont le prétexte pour expliquer la manière dont l’association envisage son musée : montrer les nombreuses facettes de l’histoire industrielle bruxelloise, exploiter les collections en replaçant les machines et les outils dans leur contexte socio-économique tout en évitant de créer en musée figé. Ce n’est pas une ode au machinisme mais une mise en exergue de la vie quotidienne des ouvriers, de leur travail et de leurs loisirs.
Dans la deuxième partie, la parole est donnée à plusieurs « amis » ; ils expliquent en quoi leur réflexion s’inscrit dans les préoccupations de l’association de l’association, en quoi leur démarche et leurs réalisations contribuent à la compréhension de la vie en société. Le point sur les grandes tendances de l’historiographie sociale des XIXe et XXe siècles en Belgique rappelle combien l’homme et la femme ont été trop longtemps oubliés par les historiens. Deux juristes dévoilent comment aujourd’hui l’histoire des salaires est envisagée et un sociologue explique quelle place occupe le travail de nos jours dans la société.
Plus concrètement, l’exemple de l’Ecomusée de Treignes, né de la volonté de conserver la mémoire du savoir-faire des ouvriers et des artisans de cette région, décrit une initiative similaire à celle suivie par les fondateurs du Musée de l’Industrie et du Travail.
Enfin, une réflexion sur l’implantation européenne dans la capitale et plus spécifiquement sur la volonté de l’Union européenne de marquer son histoire, sa mémoire dans l’espace urbain par le nombre et l’ampleur des bâtiments qu’elle y construit, s’inscrit dans les préoccupations de La Fonderie, fidèle à son attachement pour l’étude de l’évolution du visage architectural et urbanistique bruxellois.
La Fonderie s’expose, n°26 des Cahiers de La Fonderie, marque la reprise de la collection qui se veut un lieu de rencontre d’une information diversifiée et d’une réflexion sur la société. C’est également l’occasion pour l’association de porter un regard sur son passé et sur son avenir…
SOMMAIRE
Editorial, par Jean Puissant
LA FONDERIE ET SON MUSEE
La Fonderie ouvre son site au public
Pari pour une halle industrielle, par Jean-François Lehembre et Guido Vanderhulst
L’exposition manifeste par son scénographe, par Jan Vromman
Quelques facettes de l’exposition manifeste, entretien avec Guido Vanderhulst
Une exposition comme témoin de la richesse des collections
Un atelier de tours, un cadre de travail organisé mais dangereux
Bruxelles, Port de mer
Un Godin n’est pas un Martin
Le mètre carré
PROPOS AUTOUR DE LA FONDERIE
Sur la notion et l’avenir de l’histographie sociale et l’époque contemporaine en Belgique, par Peter Scholliers
Mémoire de l’Europe, mémoire de Bruxelles, par Jean-Pierre Nandrin et Nathalie Tousignant
Un musée pour servir à l’histoire des techniques, par Jean-Jacques Van Mol
Du truck system à la participation financière des travailleurs aux bénéfices de l’entreprise : un éternel, par Steve Gilson et Pascale Vielle
Histoire du travail et travail d’enquête, par Mateo Alaluf



