Pratique de l'intime à Bruxelles
Le cahier 44 s'interroge sur la façon dont la sexualité était et est régulée dans l’espace public bruxellois. Pour répondre à cette question, des chercheurs, mais aussi des acteurs de terrain abordent ces problématiques. Le numéro intitulé Carré blanc s’articule autour de trois thèmes qui parcourent Bruxelles du 19e siècle à nos jours : la régulation de la sexualité dans l’intimité quotidienne, les sexualités dites dangereuses et enfin la prostitution.
Si les pratiques sexuelles relèvent avant tout de la sphère privée, la société a toujours cherché à les réglementer : moraliser, prescrire, identifier les pratiques jugées déviantes, voire dangereuses.
Au 19e siècle, les manifestations publiques de la sexualité sont règlementées, notamment autour du couple marié, sacralisé. La femme se doit d’être pudique et soumise, et si possible ignorante des plaisirs. Ces interdits vont s’étendre tout au long du 20e siècle, même si la révolution sexuelle naît bien avant mai '68 ! Au début des années 1960, la danse et les surprises parties sont encore réglementées , cette moralisation séculaire de la société sera pourtant mise à mal dans les dernières décennies du 20e siècle. Le regard porté sur les pratiques sexuelles a en effet fortement évolué en un siècle.
Composée de travaux inédits et largement illustrée, Carré blanc est une publication à laisser entre toutes les mains !


